Santé sexuelle et reproductive/Accessibilité aux produits de Planification Familiale : Un consortium d’ONG présente les résultats du projet ‘’ Ma réalité’’

Santé sexuelle et reproductive/Accessibilité aux produits de Planification Familiale : Un consortium d’ONG présente les résultats du projet ‘’ Ma réalité’’

La question de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (SSRAJ) en côte d’ivoire est tellement préoccupante que bon nombre d’Or

La question de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (SSRAJ) en côte d’ivoire est tellement préoccupante que bon nombre d’Organisations non Gouvernementales (ONG) ont fait de cette thématique leur cheval de bataille. C’est d’ailleurs pour accompagner l’Etat dans la dynamique de rendre accessible les soins et services de SSR des adolescents et jeunes qu’est né un consortium d’ONG. Composé de l’Association des femmes Juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI), de l’Association de Soutien à l’Autopromotion sanitaire Urbain (ASAPSU) et de la Mission des jeunes pour l’Education, la Santé, la solidarité et l’Inclusion (MESSI), ce consortium a lancé en septembre 2019 avec l’appui technique et financier d’Equipop (Equilibre et Population) le projet dénommé « Ma réalité ». Ce projet d’une durée de 19 mois mis en œuvre dans le district d’Abidjan avait pour objectif d’améliorer l’accès des adolescents et des jeunes au service de la planification familiale (PF) dans le district d’Abidjan d’ici Avril 2021 afin de respecter leurs droits fondamentaux. Arrivé à son terme, les résultats de « ma réalité » ont été présentés ces 21 et 22 avril 2021 au cours d’un atelier de haut niveau qui s’est tenu à IVOTEL dans la commune du Plateau. Cet atelier de deux jours était une occasion selon  Mme Chaudron Kouan Blandine, vice-présidente de l’AFJCI d’interpeller les décideurs sur la base des vraies réalités des jeunes. « A travers les témoignages collectés et retranscrits, des capsules- vidéo, des murs de témoignages, des témoignages audio, nous voulons faire prendre conscience aux parents, aux décideurs, aux agents de santé et aux travailleurs sociaux de ce que les jeunes eux-mêmes vivent, de leurs besoins et de l’urgence d’agir » a expliqué la vice- présidente de l’AFJCI.

Représentant le ministre de la santé, de l’hygiène Publique et de la couverture Maladie universelle, Dr ABLE Ekissi, Inspecteur Général de la santé a salué cette initiative qui selon ses propos offre l’occasion d’attirer l’attention de tous sur l’urgence de la question de la contraception et au-delà, la question de la SSR. Des questions auxquelles la Côte d’Ivoire traite avec le plus grand sérieux et cela se traduit par son adhésion aux initiatives visant le repositionnement de la planification familiale (PF) notamment l’initiative Family Planning 2020 et du partenariat de Ouagadougou. « Ce repositionnement de la PF permettra de réduire de 40% la mortalité maternelle, de 10% celle des nourrissons et de 21% la mortalité infantile » a dit l’Inspecteur Général de la santé qui a toutefois reconnu que beaucoup reste à faire.

La représentante d’Equipop, Kate HART s’est dit fière des résultats de ce projet qui vont porter un coup d’accélérateur aux DSSR en Côte d’Ivoire. Elle a révélé que son organisation qui milite pour cette cause dans le monde a accompagné d’autres projets dans six (6) autres pays de la sous-région.

Notons que cet atelier de haut a vu la participation de représentants des ministères de la justice et de la promotion de la jeunesse, de l’emploi jeune et du service civique.

Fulgence Konan