Côte d’Ivoire/ Plaidoyer pour une prise en charge de l’avortement sécurisé(PPAS). L’ONG APEF-CI forme 25 sages-femmes des structures sanitaires d’Abobo.

Côte d’Ivoire/ Plaidoyer pour une prise en charge de l’avortement sécurisé(PPAS). L’ONG APEF-CI forme 25 sages-femmes des structures sanitaires d’Abobo.

Lancé le 22 février 2021, le projet «  plaidoyer pour la prise en charge complète et sécurisée des grossesses non désirées et à risques conformément à

Lancé le 22 février 2021, le projet «  plaidoyer pour la prise en charge complète et sécurisée des grossesses non désirées et à risques conformément à la législation en vigueur  et selon l’article 14.2c du protocole de Mapouto » entame sa phase active. Ce 05 mars 2021, en collaboration avec l’association des sages-femmes ivoiriennes(ASFI) et l’ordre  des sages-femmes, l’ONG Action pour l’enfant et la femme en Côte d’Ivoire (APEF-CI) a organisé un atelier de formation de 25 sages-femmes des différentes structures de santé de la commune  d’Abobo. Cet atelier de clarification des valeurs et de la transformation des attitudes(CVTA) qui s’est tenu au district sanitaire d’Abobo Est avait pour objectif de développer et renforcer les compétences de ces sages- femmes  afin de les rendre plus opérationnelles à offrir un service de qualité  et favoriser l’accès à des services d’avortement complet et de qualité .  Les sages- femmes venues des différents centres de santé de la commune d’Abobo ont été instruites sur les droits de la femme conformément à l’article 14.2c du protocole de Maputo ratifié par la côte d’ivoire , sur  les soins à  administrer avant et après les avortements et la CVTA.

Pour M. KOUADIO Yeboua, Président de cette ONG qui a vu le jour en avril 2019, le choix porté sur les sages-femmes n’est pas fortuit. « C’est vrai que tous les prestataires de santé interviennent auprès des populations, mais nous remarquons que dans la faisabilité les premières personnes vers lesquelles les femmes et les filles sont plus à l’aise pour une question de confiance et de sécurité sont les sages-femmes qui à longueur de journée son plus proches d’elles donc il nous fallait nous approcher de ces sages-femmes pour leur donner le minimum afin de comprendre l’intérêt du projet que nous sommes en train de mener sur l’avortement » a clarifié M. KOUADIO (assis sur la photo) qui a  reçu le soutien de Mme ETTE Marie-Olga, sage-femme du service suivi et évaluation au programme national de la santé mère-enfant(PNSME).

Ce projet, plaidoyer pour l’avortement sécurisé(PPAS) prend en compte les communes d’Abobo et de Soubré. Il bénéficie de l’appui technique et financier de la Société de Gynécologie et d’Obstétrique de Côte d’Ivoire(SOGOCI) en collaboration avec la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique(FIGO).

Notons que la prochaine étape sera un atelier de CVTA dans la localité de Soubré.

Selon l’enquête CAP-AIBEP-2007, en côte d’ivoire, plus de 47% des femmes ont réalisé un avortement volontaire avant l’âge de 24 ans et 41,5% sont des avortements clandestins.

 

Fulgence konan