Côte d’Ivoire / Accès à des soins complets d’avortement. Des journalistes s’engagent…

Côte d’Ivoire / Accès à des  soins complets d’avortement. Des journalistes s’engagent…

L’organisation non gouvernementale ‘’Ipas’’ qui à pour objectif d’élargir l’accès à des avortements sûrs et à la contraception a convié les journalist

L’organisation non gouvernementale ‘’Ipas’’ qui à pour objectif d’élargir l’accès à des avortements sûrs et à la contraception a convié les journalistes et les blogueurs  à un atelier qui s’est déroulé du 25 au 27 février dernier à Yamoussoukro, la capitale politique du pays.

Il était question pour les organisateurs de cette plate forme d’échanges de faire comprendre aux hommes de média le cadre légal de l’avortement en Côte d’Ivoire et promouvoir la communication sur les droits à l’accès à l’avortement médicalisé.

En clair, l’article 14 du protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des  femmes de Maputo (Capitale de la Mozambique) ratifié par la Côte d’Ivoire et publié dans le journal officiel du 05 Janvier 2012 à travers le décret 2016-226, demande  aux états de prendre toutes les  mesures  appropriées pour « Donner accès à l’avortement médicalisé  aux femmes et aux filles à la suite d’un inceste ,d’un viol ou toutes autres forme d’agression sexuelle ou lorsque la santé mentale ou physique  de la femme ou de la fille enceinte est en danger ou encore lorsqu’il y a risque pour la vie de la femme ou du fœtus ». C’est donc également dans le but de mener le plaidoyer pour l’obtention de l’adhésion des patrons de la  presse ivoirienne afin de promouvoir  le  protocole de Mapouto qui est un instrument juridique crucial pour les droits de la femme que ces journalistes ont été conviés à cet atelier.

Dr Hyacinthe Andoh Kouakou, Directeur-coordonnateur adjoint du Programme national de santé de la mère et de l’enfant (PNSME) a présenté au cours de cette formation, la situation de l’avortement clandestin en Côte d’Ivoire qui existe tant en milieu urbain qu’en milieu rural. Selon lui, le ratio de mortalité maternelle en Côte d’Ivoire est estimé à 614 décès pour 100 000 naissances vivantes et 14% de ces 614 décès sont liés à l’avortement clandestin et selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les avortements clandestins représentent 15% des décès maternels d’où l’importance du protocole de Maputo. Toujours selon les données du directeur coordinateur Adjoint du PNSME,  le taux de prévalence contraceptive tourne autour de 21%, alors que le pays s’est fixé un objectif de 36% à atteindre en 2020.Ce qui pose le problème de la connaissance, de l’accessibilité et de l’adoption d’une des méthodes contraceptives.

Rappelons que cet atelier auquel a pris part le président Jean Claude Coulibaly  de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) a débouché sur la mise en place d’un groupe de travail  présidé par la journaliste Rosemonde Kouadio. Ce groupe de travail devra mener le plaidoyer pour l’obtention de l’adhésion des patrons de  presse dans la promotion du protocole de Mapouto.

JC Piekoura.